Série : Nos circuits racontés par les randonneurs ! S2E1

Saison 2 : Circuit Vincent Entre Margeride, Tarn, Causses et CĂ©vennes

Quatre journées racontées par Vincent et Téquila !

Episode 1

Rando itinérante en Lozère

A la suite de mes 10 jours en itinérance autour du Puy Mary (le plus grand Volcan d’Europe) l’année dernière dans le Cantal, j’avais décidé de remettre cela cette année en un peu plus long évidement.

La région choisi a été la Lozère de part sa tranquillité (14 hab/km2), et également de part de sa filière équidé vraiment au top, qui m’a été d’une aide précieuse.
Ce département se démarque par ses changements de paysages et de reliefs sans arrêt. Les différentes régions traversées ont été la Margeride, le Parc National des Cévennes, les Causses Méjean, les Gorges du Tarn et la Vallée du Lot.

Je suis donc parti de chez moi, le dimanche 28 juillet et après 9h00 de route, je suis arrivé au Relais Equestre de Palhères chez Eric et Dominique au bord du Lac de Naussac, à environ 40 km sous le Puy en Velay (excellente adresse et très bon accueil).
Ce sera mon point de départ et d’arrivée de mon tracé d’environ 400 km.

A raison de 25 km de moyenne prévu par jour, cela devrait me faire 16 jours en selle + un jour de repos à mi-parcours.
J’ai toujours eu l’habitude de randonner sans cheval de bât.
Ma jument Tequila (ONC) de 12 ans est assez porteuse.
Mon chargement est cependant assez réduit. Il comprend duvet/matelas, petit tente, matériel de maréchalerie, matériel de bourrellerie, clôture électrique, 70 m de fil (ça prend pas de place, c’est pas lourd et ça permet de faire un grand paddock pour la nuit), tenue de rechange, pharmacie, réchaud/gamelle, provisions et granulés pour 3 jours (je suis toujours arrivé à trouver grains et repas en cours de route), sceau pliant, corde de 20m, un grand tapis type Navajo modifié pour que tout le chargement ne soit pas en contact direct sur le cheval ainsi qu’un 2ème tapis amortisseur sous ma selle.
Quand aux sacoches AR, elles sont faites maison (celles du commerce sont toujours trop petites, comme les boudins d’ailleurs). Je les ai réalisées avec 2 musettes F2 de l’armée française.
Tequila a supporté environ 130 kg sur son dos durant cette rando (ce qui représente à peine 20% de son poids).
J’ai donc en plus sur moi avant de partir, tout le tracĂ© au 1/25000° sur carte papier, ainsi que le tracĂ© en GPX sur mon portable. Mon carnet de route (roadbook) est Ă  jour et va me permettre de faire un point tous les soirs. Les Ă©tapes du soir ne sont pas connues prĂ©cisĂ©ment, il me suffira juste de trouver un point de bivouac avec un point d’eau et de l’herbe lorsque j’approcherai les 25 km (+ une auberge si toutefois elle n’est pas loin !).


Mes notes en cours de route :

Lundi 29 juillet :

Le premier jour commence bien, 2 chemins bloqués, un passage par-dessus des rochers que je n’aurais pas franchi chez moi, même non chargé, et un ponton en bois pour pédestres moins large que ma jument (en courbe sur une vingtaine de mètres de longueur au-dessus de tourbières). Ceci dit, ce sera la seule galère qui sera corrigé par la filière équidé dans la journée. Mes premiers 25 km me mènent au domaine de chasse « la Gardille » qui fait restauration.

J’y passerai donc ma 1ère nuit à la belle étoile au pied de mon paddock. Au repas du soir, rencontre avec des randonneurs pédestres qui suivent le GR70. C’est le Chemin de Robert Louis Stevenson (270 km) reliant le Puy-en-Velay à Alès. Je vais suivre plein sud une partie de ce chemin durant quelques jours.

Mardi 30 juillet :

Après une bonne nuit aux pieds de Tequila, ce fut une belle journĂ©e qui s’annonçait. La grimpette commence, je passe auprès des sources de l’Allier Ă  travers les monts de la Margeride et les 10.000 hectares d’immense forĂŞt (Ici aussi a sĂ©vi la bĂŞte du GĂ©vaudan). Je suis sur une ligne de crĂŞte panoramique Ă  1500 m, la vue est exceptionnelle. Je fais Ă©tape Ă  ChasseradÄ—s ou je dois retrouver 2 cavalières Belges rencontrĂ©es la veille (elles sont sur les chemins de Lozère depuis 15 jours dĂ©jĂ  et elles n’ont pas fini).

Mercredi 31 juillet :

Départ pour le gîte de la station de ski du Mont Lozère.

Le parcours d’aujourd’hui est vraiment superbe.

Je pique-nique à côté du pont du Tarn (je suis à ce moment-là à 3 ou 4 km du département du Gard) avant de prendre une piste romaine toute empierrée.

Bonnes grimpettes sur la fin, 3 km costaud Ă  cĂ´tĂ© de Tequila avant d’arriver Ă  la station de ski, mais ce soir, grand confort en gĂ®te. Apparemment ça brĂ»le dans le secteur car les 4×4 des pompiers naviguent sans arrĂŞt.

Jeudi 1 août :

Départ à pied sur 4km par les pistes de ski, pour atteindre le sommet du Mont Lozère ou Mont Finiel, à 1700 m.
Toujours des magnifiques paysages et une vue exceptionnelle.
Tracé costaud, beaucoup de dénivelé et passage très technique sur la fin avant d’arriver à st Maurice-du-Ventalon vers 17h00.
Tequila a tirĂ© au renard, chose qu’elle ne fait jamais d’habitude. Filet-licol en vrac et Ă  rĂ©parer avant de repartir demain (cela m’a rappelĂ© mes cours de bourrellerie, notamment coudre Ă  2 aiguilles).
Ça tient toujours Ă  la date d’aujourd’hui.